ENTONNOIR
de Jean-Claude Grumberg
(1999 - 2000)
Deux variations d’un même thème qui nous plongent, toutes deux, dans l’intimité d’une famille moyenne.
Résumé :
Coincée entre une terrasse semée d’allemands et de belges et une cuisine invisible en guise d’authentique Méditerranée, une famille française découvre toutes les embûches de l’échange international : serveur incompris et incompréhensible, plats cuisinés énigmatiques, attente interminable.
Une drolatique peinture d’une petite France en plein apprentissage ethnique.
Rixe :
Ce soir, les Laurent traversent un sale moment, et pour cause, Henri a accroché le pare-chocs d’une voiture de « bougnoule ». C’est certain, il a du être suivi, leur vie est certainement menacée.
Pour sortir de cette crise paranoïaque, une seule méthode : Se défendre, faire voir qui on est !
Une méthode convaincante en forme de 22 long et, de la fenêtre de son appartement, Henri fait un carton… :
« L’ouverture de la chasse, cette année, je pourrais dire que je l’ai faite avant tout le monde… ».
L’histoire nous montre que, bien souvent, dans un contexte de précarité, les discours démagogiques, racistes et xénophobes trouvent un écho plus large au sein de la population.
Comme si ce contexte nous permettait de légitimer plus une pulsion intérieure qu’une conviction profonde, de s’abandonner à une complaisance, une flemme de l’esprit.
Dans la crise du travail et les difficultés économiques que traversent actuellement la Belgique et l’Europe certaines des conditions qui favorisent ce phénomène semblent être réunies.
Entonnoir, c’est ça : l’histoire d’une insatisfaction qui mène au meurtre en passant par le besoin de trouver un coupable, un « bouc émissaire ».
La mère / Aude Lorquet
Le père / François Bertrand
La fille, Aimée / Sandrine Bergot
Le fils, Henri / Renaud Riga
Le serveur, Le musicien / Stéphane Kaufeler
Mise en scène / Baptiste Isaia
Scénographie et aménagement sonore / Stéphane Kaufeler
Création lumières et régie / Pierre Clément
Production / Myriam Riga
Entonnoir a été créé à la Scène du Bocage de Herve en janvier 2000 avec l’aide de la communauté Wallonie Bruxelles et de Théâtre & Publics. Le spectacle a été repris en mars 2000 au Théâtre de la MeZZa Luna.












